Différence entre Vivipare, Ovipare et Ovovivipare ?

Dans la nature, les méthodes de reproduction sont différentes chez les animaux. Il existe en effet plusieurs moyens, selon que les animaux sont ovipares, vivipares ou ovovivipares. Quelle est la différence entre ovipare, vivipare et ovovivipare ? On vous fait un récapitulatif clair de ces trois catégories d’animaux et leur manière d’assurer leur reproduction.

Ovipare, vivipare et ovovivipare

Les animaux sont globalement classés en fonction de leur système de reproduction. Un animal possède un seul mode de reproduction, qui peut être soit ovipare, soit vivipare, soit ovovivipare.

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Il est impossible pour les animaux de cumuler les modes de reproduction, sauf pour quelques exceptions (voir plus bas). De manière générale, il s’agit forcément de l’un des trois modes présentés. Voici en détail les modes de reproduction observés dans la nature.

Les animaux ovipares

Les ovipares sont les animaux qui pondent des œufs et exclusivement des œufs pour assurer la reproduction des espèces. Ceci implique qu’un embryon fasse sa croissance en dehors de l’organisme de la mère. Cette croissance se fait dans l’œuf une fois la fécondation faite.

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Exemples d’animaux ovipares

Les animaux qui pondent des œufs sont, typiquement, toute la famille des gallinacées, c’est-à-dire des poules. Les oiseaux et bien d’autres animaux comme le dindon, les oies ou encore les canards, sont bien évidemment des ovipares.

D’autres ovipares incluent les tortues, la famille des crocodiliens, poissons et les insectes sont aussi ovipares puisqu’ils pondent des œufs.

Afin de ne pas vous tromper, vous pouvez retenir qu’on ovipare commence par la lettre o, comme œuf. Le o fait aussi penser à la forme de l’œuf.

Il existe cependant deux exceptions, chez les mammifères ovipares sont le cas de l’ornithorynque et de l’échidné. Ces animaux allaitent, ce sont donc des mammifères. Ils pondent aussi des œufs, et ce sont les seuls mammifères connus à être ovipares. Ces mammifères ovipares ne doivent pas être confondus avec “ovovivipare”.

Le cas des lézards et des serpents

Les lézards et les serpents peuvent soit être ovipares soit ovovivipares. En guise d’exemple pour le lézard ovipare, nous avons le gecko de Madagascar, mais aussi les iguanes et les varans (dragons de Komodo).

Les serpents ovipares les plus connus sont le python, le cobra, le mamba noir, la couleuvre, la taïpan. Dans ces cas-là, la femelle pond puis part ou protège ses œufs en s’enroulant autour.

Les animaux vivipares

Les vivipares sont des animaux qui donnent naissance à des jeunes animaux déjà formés. L’embryon de l’animal effectue toute sa croissance dans l’utérus de la mère. L’embryon est alimenté de manière directe par le cordon ombilical. Les êtres humains sont des mammifères vivipares.

Exemples d’animaux vivipares

Les animaux qui mettent bas, comme le chat, le chien, les chevaux, les chèvres, les éléphants ou encore les tigres, sont des animaux vivipares.

En réalité, la quasi-totalité des mammifères sont des vivipares. Ceci inclut les grandes familles d’animaux :

Les félins, les canidés, les cétacés, les bovidés, les cervidés, les camélidés et bien d’autres.

Les animaux ovovivipares

La troisième catégorie est la plus curieuse et peut prêter à confusion. Les ovovivipares sont des animaux qui donnent naissance à des jeunes qui sont déjà formés. Ceux-ci se sont développés et ont effectué leur croissance dans des œufs qui ont fait leur éclosion à l’intérieur de la mère / de la femelle. Les embryons de ces animaux se nourrissent sans cordon ombilical.

Exemples d’animaux ovovivipares

Nous avons mentionné les serpents ovovivipares, qui sont la vipère, le crotale, l’anaconda, le boa et la coronelle lisse. Une fois que les petits serpents sortent du corps de la mère / de la femelle, ils sont déjà formés et prêts à survivre en autonomie. Ils possèdent notamment leurs crocs à venin.

Les requins cités ci-après dans les exception sont ovovivipares : requin blanc, requin scie et requin tigre. Ces requins naissent dans des œufs, à l’intérieur de la mère, après leur croissance au chaud. Les œufs éclosent et les petits requins sont prêts à nager et à survivre.

Une exception de reproduction : les requins

Eh oui, certains requins possèdent les trois modes de reproduction combinés. Le requin est un poisson cartilagineux qui peut changer son mode de reproduction.

Le requin-bouledogue, le requin marteau et le requin bleu, par exemple, sont des vivipares.

La roussette et le requin tapis, eux, ne sont pas vivipares mais ovipares : ils pondent leurs œufs.

Le requin tigre, le requin blanc et le requin scie sont des ovovivipares connus.

Les animaux sont de curieuses espèces qui n’en finissent pas de fasciner. Les systèmes et modes de reproduction amènent parfois même à de grandes interrogations. En 2016, une femelle requin-zèbre en captivité a fait des petits toute seule. Ceci est un phénomène rare qui s’appelle la parthénogenèse.

En effet, l’aquarium n’était peuplé que de requins femelles. Le requin femelle aurait-il été en mesure de stocker des spermatozoïdes du requin mâle dont elle avait été séparée 3 ans plus tôt ? Le mystère reste entier et pose question sur l’instinct de survie des animaux en captivité.

Ce phénomène est étudié de près et laisse entrevoir les prémices de théories sur l’évolution des espèces en fonction de ce qu’ils sont amenés à vivre. Les animaux sauvages sont-ils aussi capables de tels exploits ? Le phénomène de parthénogenèse, venant d’une mère requin, donne naissance à des femelles requin. Ceci est donc une reproduction asexuée, un autre mode de reproduction qui reste totalement mineur (de ce que l’on sait) dans la nature et à l’état sauvage. Affaire à suivre !