Assurance de prêt : UFC-Que choisir évoque un échec

Après déjà trois ans d’application du dispositif Lagarde, l’UFC-Que choisir rend un bilan sur l’assurance de prêt et constate un échec de la loi qui visait à ouvrir le marché. L’association incite donc le gouvernement à mettre en place un droit à la résiliation annuelle de cette assurance.

Le sondage de l’UFC-Que choisir

Bien que la loi Lagarde visait à libéraliser le marché de l’assurance de prêt en permettant aux emprunteurs de choisir leur assurance pour un credit auto pas cher par exemple, les banques ont toujours le monopole : en 2012, elles ont encaissé 73 % des cotisations. La loi Lagarde présenterait des failles facilement exploitables par les banques.

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Voici les résultats d’un sondage mené par l’association de consommateurs l’UFC-Que choisir auprès de 105 emprunteurs ayant souhaité déléguer leur assurance :

Suite à leur demande d’une délégation d’assurance à la banque, 32,4 % ont vu les banques jouer la montre et 73 % disent avoir été victimes d’un chantage tarifaire ( modification à la hausse du taux du crédit et application de frais prohibitifs). Il en résulte donc que les banques dissuadent au maximum, et par tous les moyens possibles, les emprunteurs d’aller voir ailleurs. De 20 % avant la loi Lagarde, les ventes des assureurs non-bancaires ont chuté à 14 % en juin 2011 !

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Les banques encaissent le pactole

Fortes de leur position dominante sur le marché de l’assurance emprunteur, les banques n’ont pas eu à baisser leur tarifs et ne se privent pas de proposer aux emprunteurs des contrats dont les clauses sont parfois abusives. Leur « pactole » annuel, obtenu avec leurs marges sur l’assurance de prêt, s’élèverait chaque année à plus de 2,2 milliards d’euros !

La solution de l’UFC-Que choisir

Au vu de l’échec de la loi Lagarde, l’association de consommateurs l’UFC-Que choisir demande aux parlementaires d’instaurer un droit à la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur, dans le cadre de l’examen du projet de loi consommation. Selon l’UFC, cela permettrait de mettre un terme au monopole des banques et d’ouvrir ainsi le marché.

La loi Lagarde a 2 points faibles : elle n’a pas definit la notion « d’equivalence de garantie ». Les banques jouant alors souvent sur les mots pour expliquer au consommateur que le contrat concurrent qu’il a chosir n’est pas suffisant. Ensuite la loi Lagarde n’a pas prevu de sanctions en cas de non respect par l’organisme preteur… Certaines banquiers n’ont donc aucuns scrupules a forcer la main a l’emprunteur.

Pour vous aider dans les négociations avec votre banque, un courtier en assurances de prêt compétent est un atout.