L’Anses prépare le futur de l’élevage avicole en France

L’Anses prépare le futur de l’élevage avicole

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) poursuit un projet expérimental sur son site costarmoricain, à Ploufragan, ayant pour objectif d’optimiser le bien-être des poulets. Évalué à 4 millions d’euros, ce nouveau poulailler devrait être livré en septembre 2018. Eclairage.

Vers un élevage plus respectueux

Sur les 18 bâtiments que comptait le domaine de Beaucemaine, à Ploufragan, six ont été détruits car ne sont plus utilisables et ceux qui sont consacrés aux poules pondeuses subissent des rénovations. La volière qui va être mise en place servira à étudier le comportement des pondeuses hors de cage. Pour ce qui des poules et coqs destinés à la reproduction, ils seront hébergés dans une structure dédiée. Enfin, un couvoir permettra d’étudier l’impact des conditions d’incubation et de transport des œufs sur l’évolution des poussins. Le laboratoire de Ploufragan-Plouzané, spécialisé dans la santé des volailles, du lapin, des porcs et des poissons d’élevage, parviendra ainsi, grâce à la construction de ce poulailler expérimental, à suivre les poussins de l’état d’œuf à la phase d’élevage.

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Des jardins d’hiver au profit des poulets

Le bâtiment couvrira une surface de 1 000 m² et sera éclairé à 100% grâce à la lumière du jour ce qui permet d’importantes économies en électricité. Si les caractéristiques d’une moitié de la structure seront les mêmes que celles d’un poulailler ordinaire, l’autre moitié bénéficiera de nombreuses innovations, notamment une surface doublée de jardins d’hiver latéraux, dont la construction est confié à un fabricant de véranda. Ces pièces seront fermées et modulables. Les poulets élevés dans cette partie du poulailler seront libres de passer de la première à ces sortes de vérandas. Cette structure a une capacité d’accueil de 10 000 oiseaux et sera équipé de capteurs et de caméras, et pour cause.

Ces équipements sont censés donner aux chercheurs de l’Anses des indices recueillis dans les différentes parties du poulailler sur la croissance des poulets, leur comportement social ou encore leurs émissions de gaz, leur état de santé et les aménagements qui leur sont les mieux adaptés. Les données seront ensuite croisées dans le but de déterminer quelles sont les conditions les plus favorables au bien-être et à la santé des poulets, en prenant en considération leurs caractéristiques génétiques.

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Les résultats sont attendus d’ici trois ans

Les constructions et rénovations réalisées dans le cadre de ce projet ont nécessité un budget de 4 millions d’euros, dont 1,35 million d’euros assuré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Des fonds européens, régionaux, départementaux et communautaires ont pris en charge la somme restante. La partie recherche du projet est confiée à un doctorant qui sera bien évidemment rémunéré pour cette mission et dont la thèse sera cofinancée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Les premiers résultats de ce projet expérimental ne seront livrées que d’ici troid ans.