Les cadres en France : des prolétaires 2.0 ?

Il existe 4 millions de cadres en France. Ce sont les travailleurs les mieux payés et qui occupent les meilleures postes de responsabilité. Cependant, le constat est alarmant lorsqu’on se rend compte qu’ils ont de plus en plus tendance à quitter leurs postes. En effet, bien qu’ils aient de solides compétences managériales et dans la gestion d’équipe, les cadrent ne parviennent pas à s’identifier à leur travaille et préfèrent tout quitter pour se concentrer sur des projets personnels, notamment dans le domaine des TICS qui est en train d’acquérir une place de plus en plus importante dans tous les secteurs. Toutefois, il faut savoir que lorsqu’ils quittent un emploi pour un autre, ils lui font monter en gamme.

De plus en plus de cadres quittent leur poste

Le chiffre est certes faible (6%) des cadres en France, mais c’est assez pour être souligné. En quittant leur emploi pour créer une startup, un commerce de proximité ou proposer des services à la personne, les désormais ex-soumis au droit des cadres abandonnent tout un univers pour entrer dans un autre, le plus souvent totalement différent. Souvent surdiplômés, ils ne se contentent pas d’exercer une nouvelle activité, mais ils la bonifient en améliorant le service.

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Certains affirment d’ailleurs que ce changement de cap était une manière de donner de la valeur à des métiers qui n’ont jamais été considérés dans le passé. Pour y parvenir, ils utilisent sans doute tout le bagage accumulé au fil des années, notamment dans la gestion des équipes, le pilotage des activités ou encore l’animation d’équipe. Justement, c’est à travers ce transport d’expertise et d’expérience que ces secteurs, jadis dévalorisés, augmentent de jour en jour.

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Le déclassement social des diplômés du supérieur

Avec revalorisation des fonctions, les métiers qui étaient jadis considérés comme étant « populaires » reviennent au-devant de la scène, sans doute propulsés par une nouvelle classe de travailleurs décomplexée, efficace et savante. Par exemple, la France a connu une période où les métiers manuels étaient largement dévalorisés et les gens s’orientaient vers les études supérieures sans vraiment comprendre le sens de leur choix. Cependant, il faut toujours se souvenir que ce n’est pas toujours parce que l’on peut quelque chose que l’on doit le faire. En parallèle, nous avons la dégradation des taches ou le statut social sur lequel l’élite doit être formée qui commence à perdre de plus en plus son aura. On assiste alors à un véritable malaise des diplômes que l’on peut appeler de déclassement social.